Beaucoup de collègues enseignants croient que le repos médical leur donne automatiquement le droit de rester chez eux. En le faisant, ne savez-vous pas que vous êtes exposés car étant en situation d’absence irrégulière même si votre maladie est confirmée.
Le certificat médical pour un fonctionnaire doit être contresigné par un médecin agréé par l’Etat (par exemple le Médecin chef de région) ; à la suite de quoi vous devez rédiger un demande de jouissance de ce repos médical adressé au l’I.E.F (préscolaire, élémentaire, moyen) ou à l’I.A (pour les lycées) sous couvert de la voie hiérarchique.
C’est pareille pour la femme enseignante qui à 7 mois et demi de grossesse doit se munir de leur certificat de grossesse et déposer une demande de jouissance de congé de maternité.
Ne nous exposons pas. On a l’habitude de dire que l’administration est ingrate ; elle se fiche de ce que vous faites pour et se soucie plutôt de ce que vous lui devez.
Merci de la compréhension.
Syndicalement votre
"SERVIR LES ENSEIGNANTS ET NON SE SERVIR D'EUX"
Ce SITE EST EN PHASE DE CONSTRUCTION.MERCI DE REVENIR TRES PROCHAINEMENT
mardi 12 janvier 2016
Le saviez-vous ?
Chers enseignants, pour les autorisations d’absence, le chef d’établissement ne peut vous autoriser que 24 heures, l’I.E.F 48 heures et au-delà de 72 heures c’est l’autorité administrative.
Quelques fois, nous faisons de l’abus de pouvoir par méconnaissance ou demandons plus alors que nous n’en avons pas le droit.
Merci de la compréhension.
Syndicalement votre.
Quelques fois, nous faisons de l’abus de pouvoir par méconnaissance ou demandons plus alors que nous n’en avons pas le droit.
Merci de la compréhension.
Syndicalement votre.
lundi 11 janvier 2016
PREAVIS DE GREVE DU GCSE 2015 / 2016
Le GRAND CADRE des syndicats de l'enseignement après avoir renouvelé sa confiance à Mamadou Lamine Dianté Coordonnateur et Oumar Waly Zoumarou vice coordonnateur, a déposé pour 2015/2016 un préavis de grève ce vendredi 8 janvier 2016. Nous posterons le communiqué de presse très prochainement.
CHERS ENSEIGNANTS SOYEZ PRETS POUR LES COMBATS A VENIR.
A MAÎTRISER POUR MIEUX CERNER LES ORIENTATIONS DU SYSTEME EDUCATIF SENEGALAIS
République du Sénégal
Loi no 91-22 du 30 janvier 1991 d'orientation de l'Éducation nationale
L’Assemblée nationale a délibéré et adopté en sa séance du mercredi 30 janvier 1991 ;
Le président de la République promulgue la loi dont la teneur suit:
TITRE I
DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Article 1er
L’Éducation nationale, au sens de la présente loi, tend :
1. à préparer les conditions d’un développement intégral, assumé par la nation toute entière : elle a pour but de former des hommes et des femmes capables de travailler efficacement à la construction du pays ; elle porte un intérêt particulier aux problèmes économiques, sociaux et culturels rencontrés par le Sénégal dans son effort de développement et elle garde un souci constant de mettre les formations qu’elle dispense en relation avec ses problèmes et leurs solutions.
2. à promouvoir les relations dans lesquelles la nation se reconnaît : elle est éducation pour la liberté, la démocratie pluraliste et le respect des droits de l’homme, développant le moral et le civique de ceux qu’elle forme, elle vise à en faire des hommes et des femmes dévoués au bien commun, respectueux des lois et des règles de la vie sociale et oeuvrant à les améliorer dans le sens de la justice, de l’équité et du respect mutuel.
3. à élever le milieu culturel de la population : elle permet aux hommes et aux femmes qu’elle forme d’acquérir les connaissances nécessaires à leur insertion harmonieuse dans la communauté et à leur participation active à la vie de la nation ; elle leur fournit les instruments de réflexion, leur permettant d’exercer un jugement ; participant à l’avancée des sciences et des techniques, elle maintient la nation dans le courant du progrès contemporain.
Article 2
L’Éducation nationale contribue à faire acquérir la capacité de transformer le milieu et la société et aide chacun à épanouir ses potentialités :
1. en assurant une formation qui lie l’école à la vie, la théorie à la pratique, l’enseignement à la production, conçue comme activité éducative devant contribuer au développement des facultés intellectuelles et de l’habilité manuelle des enseignés, tout en les préparant à une insertion harmonieuse dans la vie professionnelle ;
2. en adaptant ses contenus, objectifs et méthodes aux besoins spécifiques des enseignés, en fonction des âges, des étapes de l’enseignement, des filières les plus aptes à l’épanouissement optimal de leur possibilités ;
3. en établissant entre les différentes filières et les différents paliers de l’éducation les passerelles permettant les réorientations et les promotions souhaitées et jugées légitimes ;
4. en mettant en place une éducation spéciale qui prend en charge les victimes des différents handicaps ou inadaptations, pour réaliser leur intégration ou réinsertion scolaires et sociales.
TITRE II
PRINCIPES GÉNÉRAUX DE L’ÉDUCATION NATIONALE
Article 3
L’éducation nationale est placée sous la responsabilité de l’État, qui garantit aux citoyens la réalité du droit à l’éducation par la mise en place d’un système de formation. Les collectivités locales et publiques contribuent à l’effort de l’État en matière d’éducation. L’initiation privée, individuelle ou collective, peut, dans les conditions définies par la loi, concourir à l’œuvre d’éducation et de formation. L’État est garant de la qualité de l’éducation et de la formation, ainsi que des titres décernés. Il contrôle les niveaux de l’éducation et de la formation.
Article 4
L’Éducation nationale est laïque : elle respecte et garantit à tous les niveaux la liberté de conscience des citoyens. Par ailleurs, l’Éducation nationale, sur la base des principes de laïcité de l’Etat, est favorable aux établissements privés susceptibles de dispenser un enseignement religieux.
Article 5
L’Éducation nationale est démocratique : elle donne à tous des chances égales de réussite. Elle s’inspire du droit reconnu à tout être humain de recevoir l’instruction et la formation correspondant à ses aptitudes, sans discrimination de sexe, d’origine sociale, de race, d’ethnie, de religion ou de nationalité.
Article 6
L’Éducation nationale est sénégalaise et africaine : développant l’enseignement des langues nationales, instruments privilégiés pour donner aux enseignés un contact vivant avec leur culture et les enraciner dans leur histoire, elle forme un Sénégalais conscient de son appartenance et de son identité. Dispensant une connaissance approfondie de l’histoire et des cultures africaines, dont elle met en valeur toutes les richesses et tous les apports du patrimoine universel, l’Education nationale souligne les solidarités du continent et cultive le sens de l’unité africaine. L’Éducation nationale reflète également l’appartenance du Sénégal à la communauté de culture des pays francophones, en même temps qu’elle est ouverte sur les valeurs de civilisation universelle et qu’elle s’inscrit dans les grands courants du monde contemporain : par là, elle développe l’esprit de coopération et de paix entre les hommes.
Article 7
L'Éducation nationale est permanente et au service du peuple sénégalais : elle vise l’éradication complète et définitive de l’analphabétisme, ainsi que le perfectionnement professionnel et la promotion sociale de tous les citoyens, pour l’amélioration des conditions d’existence et d’emploi et l’élévation de la productivité du travail.
TITRE III
NIVEAUX, STRUCTURES ET OBJECTIFS GÉNÉRAUX DE L’ÉDUCATION
CHAPITRE PREMIER
GÉNÉRALITÉS
Article 8
Le système scolaire et universitaire est organisé en différents cycles, fixés ainsi qu’il suit, selon l’âge des enseignés et le type de formation recherché :- un cycle fondamental ; - un cycle secondaire et professionnel ; - un enseignement supérieur. La durée des différents cycles et de leurs subventions est fixée par décret. Les structures de l’orientation scolaire et professionnelle et de l’éducation spéciale sont organisées en tant que partie intégrantes du système éducatif.
CHAPITRE II
LE CYCLE FONDAMENTAL
Article 9
Le cycle fondamental est subdivisé en une éducation préscolaire et un enseignement polyvalent unique, comprenant successivement un enseignement élémentaire et un enseignement moyen. A l’issue de ce cycle l’élève est muni des éléments essentiels pour son adoption ultérieure à la vie professionnelle. Il accède le cas échéant au cycle secondaire et professionnel.
Article 10
L’Éducation préscolaire accueille les jeunes enfants qui n’ont pas atteint l’âge de la scolarité dans l’enseignement polyvalent. L’objet de l’éducation préscolaire est : - d’ancrer les enfants dans les langues et les valeurs culturelles nationales, en vue de consolider leur identité et de les prémunir contre les risques d’aliénation culturelle ; - de favoriser le développement de leurs différentes aptitudes psychomotrices, intellectuelles et sociales, pour leur permettre d’épanouir leur personnalité propre et construire les bases des apprentissages scolaires.
Article 11
L’Enseignement élémentaire polyvalent a pour objet : - d’éveiller l’esprit de l’enfant par des activités propres à permettre l’émergence et l’épanouissement de ses potentialités sensori-motrices et affectives ; - d’enraciner l’enfant dans la culture et les valeurs nationales;
- de faire acquérir à l’enfant la maîtrise des éléments de base de la pensée logique et mathématique, ainsi que celle des instruments de l’expression et de la communication ;
- de revaloriser le travail manuel et d’initier l’enfant aux techniques élémentaires impliquées dans les activités de production ;
- de veiller aux intérêts et activités artistiques, culturels, physiques et sportifs, pour le plein épanouissement de la personnalité de l’enfant ;
- de contribuer, avec la famille notamment, à assurer l’éducation sociale, morale et civique de l’enfant.
Article 12
L’Enseignement moyen polyvalent a pour objet :
- de parfaire le développement chez l’élève des capacités d’observation, d’expérimentation, de recherche, d’action pratique, de réflexion, d’explication, d’analyse, de synthèse, de jugement, d’invention et de création.
- de renforcer la maîtrise de la pensée logique et mathématique de l’élève, d’enrichir ses instruments d’expression et d’étendre ses capacités de communication ; - d’effacer la hiérarchie entre activités théoriques et activités pratiques, de familiariser l’élève avec les différents aspects du monde du travail et de l’initier aux activités productives ;
- d’approfondir l’intérêt et les dispositions de l’élève pour les activités artistiques, culturelles, physiques et sportives;
- de contribuer à compléter l’éducation sociale, morale et civique de l’élève.
CHAPITRE III
LE CYCLE SECONDAIRE ET PROFESSIONNEL
Article 13
Le cycle secondaire et professionnel reçoit les élèves issus de l’enseignement polyvalent qui désirent poursuivre leurs études et qui sont aptes à le faire. Il comporte un enseignement secondaire et une formation professionnelle entre lesquels existent les passerelles permettant les réorientations éventuelles. À l’issue du cycle secondaire et professionnel, les élèves accédant soit à l’activité professionnelle, soit à l’enseignement supérieur.
Article 14
L’enseignement secondaire, général ou technique, donne aux élèves les connaissances et aptitudes nécessaires pour l’accès aux différentes filières de l’enseignement supérieur, tout en enrichissant et approfondissant la formation acquise antérieurement.
Son objet est :
- de donner aux élèves une formation solide dans les disciplines fondamentales de la science, de la technique et de la culture ;
- de faire acquérir aux élèves une maîtrise suffisante des méthodes de la recherche scientifique et technique ;
- d’approfondir les connaissances qu’ont les élèves des processus de production ;
- de familiariser les élèves avec les grandes œuvres de la culture nationale, de la culture africaine, de la francophonie et de la culture universelle.
Article 15
La formation professionnelle, dispensée dans des écoles professionnelles moyennes ou en apprentissage, prépare à l’entrée dans la vie active en faisant acquérir aux élèves les connaissances, aptitudes et compétences théoriques et pratiques nécessaires à la maîtrise et à l’exercice d’un métier déterminé.
Les formes, contenus et objectifs de la formation professionnelle varient suivant les exigences propres aux différents métiers et les structures où elle est dispensée sont modulées selon les besoins et moyens nationaux.
CHAPITRE IV
L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Article 16
L’Enseignement supérieur vise à former les agents de développement dont le Sénégal et l’Afrique ont besoin pour jouer un rôle significatif dans la création et le développement de la pensée et de la science universelles.
1 – Il a pour mission :
- de former les personnels de haut niveau, scientifiquement et techniquement qualifiés, adaptés au contexte africain et du monde contemporain, conscients de leur responsabilité vis-à-vis de leurs peuples et capables de les servir avec dévouement ;
- de développer la recherche dans toutes les disciplines de la science, de la technique et de la culture ;
- de mobiliser l’ensemble des ressources intellectuelles au service du développement économique et culturel du Sénégal et de l’Afrique, et de participer à la solution des problèmes nationaux et continentaux.
2 – Il est ainsi chargé :
- de faire acquérir aux étudiants les connaissances et méthodes d’investigation les plus avancées dans toutes les disciplines de la science, la technique et de la culture et de les faire participer au développement des connaissances et à la création de nouvelles méthodes d’investigation, en les adaptant aux réalités et aux exigences nationales, et plus généralement africaines ;
- de mener des actions de formation permanente et de recyclage ;
- de travailler avec les praticiens en vue de valoriser les savoirs traditionnels, de favoriser la circulation des connaissances et des informations, de soutenir et coordonner les initiatives propres à contribuer au progrès scientifique ou à accroître la productivité du travail ;
- d’élaborer, de critiquer et de diffuser les nouvelles connaissance se constituant comme lieu d’interaction et de coopération entre le monde du travail et les centres de décisions économiques, techniques, administratifs et scientifiques ;
- d’étudier et d’élaborer les voies d’une stratégie de développement endogène et autocentré, en participant notamment à l’élaboration, l’application et l’évaluation des plans nationaux, sous régionaux et régionaux de développement ;
- d’instituer des modèles d’enseignement, de recherche et de formation qui lient la théorie à la pratique dans le cadre de rapports équilibrés entre la réflexion et l’action ;
- de promouvoir la formation d’une identité culturelle et d’une conscience nationales et africaines en favorisant chez eux qu’il forme la prise de conscience des problèmes liés à l’histoire et au développement des sociétés africaines et de la solidarité des nations et des économies du continent.
CHAPITRE V
L’ÉDUCATION PERMANENTE DE BASE
Article 17
L’Éducation permanente de base, destinée à accueillir ceux qui n’ont pu fréquenter ou qui ont dû quitter, à un moment ou à un autre, les structures proprement scolaires, est organisée selon deux niveaux :
1 – À un premier niveau, elle vise à satisfaire les besoins en formation des communautés de base. Elle a pour objectifs :
- l’alphabétisation de masse ;
- l’information et la formation initiales nécessaires à l’exercice d’un métier ou d’une fonction sociale ;
- l’initiation aux techniques de mise en valeur de production, de gestion et de communication ;
- l’éducation et la formation nécessaires à l’amélioration des conditions d’existence(santé, alimentation, habitat).
2 – À un second niveau : par les écoles professionnelles, les cours du soir, les cours par correspondance, l’éducation permanente vise le recyclage, le perfectionnement et l’élévation du niveau culturel des citoyens dotés d’une formation professionnelle : elle leur permet d’actualisée et d’enrichir leurs connaissances et leur formation en vue de leur promotion sociale. Elle joue en outre un rôle d’information et d’animation dans le processus d’adaptation des profils d’emplois à l’évolution économique et de mise en place de solutions pratiques aux problèmes posés par le développement économique et social.
CHAPITRE VI
L’ORIENTATION SCOLAIRE
Article 18
L’orientation scolaire et professionnelle, qu’il s’agisse des modalités d’évaluation des procédures de passage d’une classe à l’autre ou d’un cycle à l’autre, des examens et formations, et vers l’éducation spéciale, se fonde, à tous les niveaux, sur le souci permanent de doter chacun des possibilités les plus larges d’éducation, pour l’épanouissement optimal de ses potentialités et de sa personnalité, et sur le respect scrupuleux des exigences démocratiques d’équité et de transparence.
Elle a pour objectifs :
- l’évaluation continue et globale de l’élève tout au long de sa scolarité ;
- la recherche des solutions aux problèmes d’inadaptation ;
- l’éclairage des choix, grâce à une large information adaptée à tous les niveaux, sur les études et les professions accessibles ;
- la participation à l’évaluation objective du système éducatif.
CHAPITRE VII
L’ÉDUCATION SPECIALE
Article 19
L’éducation spéciale, partie intégrante du système éducatif, assure la prise en charge médicale, psychologique et pédagogique des enfants présentant un handicap de nature à entraver le déroulement normal de leur scolarité ou de leur formation. Son objet est de dispenser aux jeunes handicapés une éducation adaptée à leurs besoins et à leurs possibilités, en vue de leur assurer l’évolution la meilleur, soit par l’intégration dans les structures scolaires ou de formation communes, soit par une préparation spéciale, adaptée aux activités professionnelles qui leur sont accessibles.
TITRE IV
ADMINISTRATION ET GESTION DE L’ÉDUCATION
Article 20
Les structures centrales chargées d’impulser, d’élaborer, d’organiser et de suivre les actions d’éducation, de formation, d’enseignement et de recherche sont coordonnées au niveau national. Aux différents niveaux décentralisés, des structures de direction et d’administration sont chargées de coordonner, de contrôler et d’assurer la cohérence et l’efficacité des structures et actions d’éducation, en liaison avec les autorités administratives et les collectivités locales intéressées. Cette coordination, accompagnée d’une évaluation régulière dans tous les secteurs et à tous les niveaux du système éducatif, vise à garder à ce dernier la souplesse pour s'adapter constamment aux exigences du développement.
Article 21
La gestion des infrastructures, des moyens et des personnels de l’éducation nationale, est fondée sur les principes de démocratie, d’objectivité et de compétence. A cet effet, des organes consultatifs sont institués pour que soient associés, dans les domaines dont ils sont à connaître, les partenaires de l’éducation nationale : parents d’élèves, enseignants, étudiants et élèves.
Article 22
Les modalités d’application de la présente loi sont fixées par décret.
TITRE V
DISPOSITIONS FINALES
Article 23
Sont abrogées toutes les dispositions contraires à la présente loi et notamment la loi d’orientation de l’éducation nationale n° 71-36 du 03 juin 1971.
La présente loi sera exécutée comme loi de l’état.
Dakar, le 16 février 1991 Abdou DIOUF
Loi no 91-22 du 30 janvier 1991 d'orientation de l'Éducation nationale
L’Assemblée nationale a délibéré et adopté en sa séance du mercredi 30 janvier 1991 ;
Le président de la République promulgue la loi dont la teneur suit:
TITRE I
DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Article 1er
L’Éducation nationale, au sens de la présente loi, tend :
1. à préparer les conditions d’un développement intégral, assumé par la nation toute entière : elle a pour but de former des hommes et des femmes capables de travailler efficacement à la construction du pays ; elle porte un intérêt particulier aux problèmes économiques, sociaux et culturels rencontrés par le Sénégal dans son effort de développement et elle garde un souci constant de mettre les formations qu’elle dispense en relation avec ses problèmes et leurs solutions.
2. à promouvoir les relations dans lesquelles la nation se reconnaît : elle est éducation pour la liberté, la démocratie pluraliste et le respect des droits de l’homme, développant le moral et le civique de ceux qu’elle forme, elle vise à en faire des hommes et des femmes dévoués au bien commun, respectueux des lois et des règles de la vie sociale et oeuvrant à les améliorer dans le sens de la justice, de l’équité et du respect mutuel.
3. à élever le milieu culturel de la population : elle permet aux hommes et aux femmes qu’elle forme d’acquérir les connaissances nécessaires à leur insertion harmonieuse dans la communauté et à leur participation active à la vie de la nation ; elle leur fournit les instruments de réflexion, leur permettant d’exercer un jugement ; participant à l’avancée des sciences et des techniques, elle maintient la nation dans le courant du progrès contemporain.
Article 2
L’Éducation nationale contribue à faire acquérir la capacité de transformer le milieu et la société et aide chacun à épanouir ses potentialités :
1. en assurant une formation qui lie l’école à la vie, la théorie à la pratique, l’enseignement à la production, conçue comme activité éducative devant contribuer au développement des facultés intellectuelles et de l’habilité manuelle des enseignés, tout en les préparant à une insertion harmonieuse dans la vie professionnelle ;
2. en adaptant ses contenus, objectifs et méthodes aux besoins spécifiques des enseignés, en fonction des âges, des étapes de l’enseignement, des filières les plus aptes à l’épanouissement optimal de leur possibilités ;
3. en établissant entre les différentes filières et les différents paliers de l’éducation les passerelles permettant les réorientations et les promotions souhaitées et jugées légitimes ;
4. en mettant en place une éducation spéciale qui prend en charge les victimes des différents handicaps ou inadaptations, pour réaliser leur intégration ou réinsertion scolaires et sociales.
TITRE II
PRINCIPES GÉNÉRAUX DE L’ÉDUCATION NATIONALE
Article 3
L’éducation nationale est placée sous la responsabilité de l’État, qui garantit aux citoyens la réalité du droit à l’éducation par la mise en place d’un système de formation. Les collectivités locales et publiques contribuent à l’effort de l’État en matière d’éducation. L’initiation privée, individuelle ou collective, peut, dans les conditions définies par la loi, concourir à l’œuvre d’éducation et de formation. L’État est garant de la qualité de l’éducation et de la formation, ainsi que des titres décernés. Il contrôle les niveaux de l’éducation et de la formation.
Article 4
L’Éducation nationale est laïque : elle respecte et garantit à tous les niveaux la liberté de conscience des citoyens. Par ailleurs, l’Éducation nationale, sur la base des principes de laïcité de l’Etat, est favorable aux établissements privés susceptibles de dispenser un enseignement religieux.
Article 5
L’Éducation nationale est démocratique : elle donne à tous des chances égales de réussite. Elle s’inspire du droit reconnu à tout être humain de recevoir l’instruction et la formation correspondant à ses aptitudes, sans discrimination de sexe, d’origine sociale, de race, d’ethnie, de religion ou de nationalité.
Article 6
L’Éducation nationale est sénégalaise et africaine : développant l’enseignement des langues nationales, instruments privilégiés pour donner aux enseignés un contact vivant avec leur culture et les enraciner dans leur histoire, elle forme un Sénégalais conscient de son appartenance et de son identité. Dispensant une connaissance approfondie de l’histoire et des cultures africaines, dont elle met en valeur toutes les richesses et tous les apports du patrimoine universel, l’Education nationale souligne les solidarités du continent et cultive le sens de l’unité africaine. L’Éducation nationale reflète également l’appartenance du Sénégal à la communauté de culture des pays francophones, en même temps qu’elle est ouverte sur les valeurs de civilisation universelle et qu’elle s’inscrit dans les grands courants du monde contemporain : par là, elle développe l’esprit de coopération et de paix entre les hommes.
Article 7
L'Éducation nationale est permanente et au service du peuple sénégalais : elle vise l’éradication complète et définitive de l’analphabétisme, ainsi que le perfectionnement professionnel et la promotion sociale de tous les citoyens, pour l’amélioration des conditions d’existence et d’emploi et l’élévation de la productivité du travail.
TITRE III
NIVEAUX, STRUCTURES ET OBJECTIFS GÉNÉRAUX DE L’ÉDUCATION
CHAPITRE PREMIER
GÉNÉRALITÉS
Article 8
Le système scolaire et universitaire est organisé en différents cycles, fixés ainsi qu’il suit, selon l’âge des enseignés et le type de formation recherché :- un cycle fondamental ; - un cycle secondaire et professionnel ; - un enseignement supérieur. La durée des différents cycles et de leurs subventions est fixée par décret. Les structures de l’orientation scolaire et professionnelle et de l’éducation spéciale sont organisées en tant que partie intégrantes du système éducatif.
CHAPITRE II
LE CYCLE FONDAMENTAL
Article 9
Le cycle fondamental est subdivisé en une éducation préscolaire et un enseignement polyvalent unique, comprenant successivement un enseignement élémentaire et un enseignement moyen. A l’issue de ce cycle l’élève est muni des éléments essentiels pour son adoption ultérieure à la vie professionnelle. Il accède le cas échéant au cycle secondaire et professionnel.
Article 10
L’Éducation préscolaire accueille les jeunes enfants qui n’ont pas atteint l’âge de la scolarité dans l’enseignement polyvalent. L’objet de l’éducation préscolaire est : - d’ancrer les enfants dans les langues et les valeurs culturelles nationales, en vue de consolider leur identité et de les prémunir contre les risques d’aliénation culturelle ; - de favoriser le développement de leurs différentes aptitudes psychomotrices, intellectuelles et sociales, pour leur permettre d’épanouir leur personnalité propre et construire les bases des apprentissages scolaires.
Article 11
L’Enseignement élémentaire polyvalent a pour objet : - d’éveiller l’esprit de l’enfant par des activités propres à permettre l’émergence et l’épanouissement de ses potentialités sensori-motrices et affectives ; - d’enraciner l’enfant dans la culture et les valeurs nationales;
- de faire acquérir à l’enfant la maîtrise des éléments de base de la pensée logique et mathématique, ainsi que celle des instruments de l’expression et de la communication ;
- de revaloriser le travail manuel et d’initier l’enfant aux techniques élémentaires impliquées dans les activités de production ;
- de veiller aux intérêts et activités artistiques, culturels, physiques et sportifs, pour le plein épanouissement de la personnalité de l’enfant ;
- de contribuer, avec la famille notamment, à assurer l’éducation sociale, morale et civique de l’enfant.
Article 12
L’Enseignement moyen polyvalent a pour objet :
- de parfaire le développement chez l’élève des capacités d’observation, d’expérimentation, de recherche, d’action pratique, de réflexion, d’explication, d’analyse, de synthèse, de jugement, d’invention et de création.
- de renforcer la maîtrise de la pensée logique et mathématique de l’élève, d’enrichir ses instruments d’expression et d’étendre ses capacités de communication ; - d’effacer la hiérarchie entre activités théoriques et activités pratiques, de familiariser l’élève avec les différents aspects du monde du travail et de l’initier aux activités productives ;
- d’approfondir l’intérêt et les dispositions de l’élève pour les activités artistiques, culturelles, physiques et sportives;
- de contribuer à compléter l’éducation sociale, morale et civique de l’élève.
CHAPITRE III
LE CYCLE SECONDAIRE ET PROFESSIONNEL
Article 13
Le cycle secondaire et professionnel reçoit les élèves issus de l’enseignement polyvalent qui désirent poursuivre leurs études et qui sont aptes à le faire. Il comporte un enseignement secondaire et une formation professionnelle entre lesquels existent les passerelles permettant les réorientations éventuelles. À l’issue du cycle secondaire et professionnel, les élèves accédant soit à l’activité professionnelle, soit à l’enseignement supérieur.
Article 14
L’enseignement secondaire, général ou technique, donne aux élèves les connaissances et aptitudes nécessaires pour l’accès aux différentes filières de l’enseignement supérieur, tout en enrichissant et approfondissant la formation acquise antérieurement.
Son objet est :
- de donner aux élèves une formation solide dans les disciplines fondamentales de la science, de la technique et de la culture ;
- de faire acquérir aux élèves une maîtrise suffisante des méthodes de la recherche scientifique et technique ;
- d’approfondir les connaissances qu’ont les élèves des processus de production ;
- de familiariser les élèves avec les grandes œuvres de la culture nationale, de la culture africaine, de la francophonie et de la culture universelle.
Article 15
La formation professionnelle, dispensée dans des écoles professionnelles moyennes ou en apprentissage, prépare à l’entrée dans la vie active en faisant acquérir aux élèves les connaissances, aptitudes et compétences théoriques et pratiques nécessaires à la maîtrise et à l’exercice d’un métier déterminé.
Les formes, contenus et objectifs de la formation professionnelle varient suivant les exigences propres aux différents métiers et les structures où elle est dispensée sont modulées selon les besoins et moyens nationaux.
CHAPITRE IV
L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Article 16
L’Enseignement supérieur vise à former les agents de développement dont le Sénégal et l’Afrique ont besoin pour jouer un rôle significatif dans la création et le développement de la pensée et de la science universelles.
1 – Il a pour mission :
- de former les personnels de haut niveau, scientifiquement et techniquement qualifiés, adaptés au contexte africain et du monde contemporain, conscients de leur responsabilité vis-à-vis de leurs peuples et capables de les servir avec dévouement ;
- de développer la recherche dans toutes les disciplines de la science, de la technique et de la culture ;
- de mobiliser l’ensemble des ressources intellectuelles au service du développement économique et culturel du Sénégal et de l’Afrique, et de participer à la solution des problèmes nationaux et continentaux.
2 – Il est ainsi chargé :
- de faire acquérir aux étudiants les connaissances et méthodes d’investigation les plus avancées dans toutes les disciplines de la science, la technique et de la culture et de les faire participer au développement des connaissances et à la création de nouvelles méthodes d’investigation, en les adaptant aux réalités et aux exigences nationales, et plus généralement africaines ;
- de mener des actions de formation permanente et de recyclage ;
- de travailler avec les praticiens en vue de valoriser les savoirs traditionnels, de favoriser la circulation des connaissances et des informations, de soutenir et coordonner les initiatives propres à contribuer au progrès scientifique ou à accroître la productivité du travail ;
- d’élaborer, de critiquer et de diffuser les nouvelles connaissance se constituant comme lieu d’interaction et de coopération entre le monde du travail et les centres de décisions économiques, techniques, administratifs et scientifiques ;
- d’étudier et d’élaborer les voies d’une stratégie de développement endogène et autocentré, en participant notamment à l’élaboration, l’application et l’évaluation des plans nationaux, sous régionaux et régionaux de développement ;
- d’instituer des modèles d’enseignement, de recherche et de formation qui lient la théorie à la pratique dans le cadre de rapports équilibrés entre la réflexion et l’action ;
- de promouvoir la formation d’une identité culturelle et d’une conscience nationales et africaines en favorisant chez eux qu’il forme la prise de conscience des problèmes liés à l’histoire et au développement des sociétés africaines et de la solidarité des nations et des économies du continent.
CHAPITRE V
L’ÉDUCATION PERMANENTE DE BASE
Article 17
L’Éducation permanente de base, destinée à accueillir ceux qui n’ont pu fréquenter ou qui ont dû quitter, à un moment ou à un autre, les structures proprement scolaires, est organisée selon deux niveaux :
1 – À un premier niveau, elle vise à satisfaire les besoins en formation des communautés de base. Elle a pour objectifs :
- l’alphabétisation de masse ;
- l’information et la formation initiales nécessaires à l’exercice d’un métier ou d’une fonction sociale ;
- l’initiation aux techniques de mise en valeur de production, de gestion et de communication ;
- l’éducation et la formation nécessaires à l’amélioration des conditions d’existence(santé, alimentation, habitat).
2 – À un second niveau : par les écoles professionnelles, les cours du soir, les cours par correspondance, l’éducation permanente vise le recyclage, le perfectionnement et l’élévation du niveau culturel des citoyens dotés d’une formation professionnelle : elle leur permet d’actualisée et d’enrichir leurs connaissances et leur formation en vue de leur promotion sociale. Elle joue en outre un rôle d’information et d’animation dans le processus d’adaptation des profils d’emplois à l’évolution économique et de mise en place de solutions pratiques aux problèmes posés par le développement économique et social.
CHAPITRE VI
L’ORIENTATION SCOLAIRE
Article 18
L’orientation scolaire et professionnelle, qu’il s’agisse des modalités d’évaluation des procédures de passage d’une classe à l’autre ou d’un cycle à l’autre, des examens et formations, et vers l’éducation spéciale, se fonde, à tous les niveaux, sur le souci permanent de doter chacun des possibilités les plus larges d’éducation, pour l’épanouissement optimal de ses potentialités et de sa personnalité, et sur le respect scrupuleux des exigences démocratiques d’équité et de transparence.
Elle a pour objectifs :
- l’évaluation continue et globale de l’élève tout au long de sa scolarité ;
- la recherche des solutions aux problèmes d’inadaptation ;
- l’éclairage des choix, grâce à une large information adaptée à tous les niveaux, sur les études et les professions accessibles ;
- la participation à l’évaluation objective du système éducatif.
CHAPITRE VII
L’ÉDUCATION SPECIALE
Article 19
L’éducation spéciale, partie intégrante du système éducatif, assure la prise en charge médicale, psychologique et pédagogique des enfants présentant un handicap de nature à entraver le déroulement normal de leur scolarité ou de leur formation. Son objet est de dispenser aux jeunes handicapés une éducation adaptée à leurs besoins et à leurs possibilités, en vue de leur assurer l’évolution la meilleur, soit par l’intégration dans les structures scolaires ou de formation communes, soit par une préparation spéciale, adaptée aux activités professionnelles qui leur sont accessibles.
TITRE IV
ADMINISTRATION ET GESTION DE L’ÉDUCATION
Article 20
Les structures centrales chargées d’impulser, d’élaborer, d’organiser et de suivre les actions d’éducation, de formation, d’enseignement et de recherche sont coordonnées au niveau national. Aux différents niveaux décentralisés, des structures de direction et d’administration sont chargées de coordonner, de contrôler et d’assurer la cohérence et l’efficacité des structures et actions d’éducation, en liaison avec les autorités administratives et les collectivités locales intéressées. Cette coordination, accompagnée d’une évaluation régulière dans tous les secteurs et à tous les niveaux du système éducatif, vise à garder à ce dernier la souplesse pour s'adapter constamment aux exigences du développement.
Article 21
La gestion des infrastructures, des moyens et des personnels de l’éducation nationale, est fondée sur les principes de démocratie, d’objectivité et de compétence. A cet effet, des organes consultatifs sont institués pour que soient associés, dans les domaines dont ils sont à connaître, les partenaires de l’éducation nationale : parents d’élèves, enseignants, étudiants et élèves.
Article 22
Les modalités d’application de la présente loi sont fixées par décret.
TITRE V
DISPOSITIONS FINALES
Article 23
Sont abrogées toutes les dispositions contraires à la présente loi et notamment la loi d’orientation de l’éducation nationale n° 71-36 du 03 juin 1971.
La présente loi sera exécutée comme loi de l’état.
Dakar, le 16 février 1991 Abdou DIOUF
samedi 9 janvier 2016
INFORMATION POUR CONTRACTUELS RECLASSES DE 2006
Virement rappel (surimpositon) effectif. Merci de vérifier vos comptes au niveau des banques.
CONVENTION NATIONALE DES FEMMESMeilleurs voeux à toutes les femmes du SELS ORIGINEL et au delà de celles ci, à toutes les femmes enseignantes du Sénégal et d'ailleurs. Que 2015 nous quitte avec ses malheurs, déceptions, échecs...... et que le vent de 2016 souffle son air de santé, réussite, bonheur, prospérité, réussite et stabilité sociale.
En prévision de l'organisation des élections de représentativité des organisations syndicales de l'Enseignement, je voudrai demander à toutes les femmes du SELS ORIGINEL de se préparer en conséquence et de participer activement à la massification du notre organisation syndicale.
En attendant de nous retrouver en réunion de bureau national, je voudrai demander à toutes les présidentes locales de continuer à dérouler leurs activités et à rendre compte régulièrement au niveau central.
Soyez rassurées chères dames de ma confiance renouvelée.
Je ne quitterai pas sans exprimer mes vives félicitations à aux sections de :
* Ziguinchor pour avoir réussi l'organissation de leur arbre de Noel
* Parcelles Assainies pour avoir organisé la journée de l'enseignant Thème : "Formation syndicale : enjeux et perspectives"
* Rufisque Débat autour de la carrière de l'enseignant et mise sur pied bureau convention départementale
* Goudomp Débat autour de la carrière de l'enseignant et mise sur pied bureau convention départementale
* Guédiawaye pour avoir réussi une forte mobilisation lors de leur AG
Merci pour le soutien indéfectible du Camarade SGN Oumar Waly Zoumarou, du PCA de la COHASELS Originel Baye Diongue et du Camarade SG Cheikh Tidiane Hanne Chargé de Communication pour avoir assuré la visibilité des activités du SELS OR.
Pour la Convention Nationale des Femmes du SELS Originel
LA PRESIDENTE
FATOU KINE FAYE
COMMENT REDIGER UN RAPPORT
4 étapes pour réussir la rédaction d’un rapport
Votre manager vous a demandé de lui rédiger un rapport.
Vous ne savez pas trop comment vous y prendre. Je vous propose une méthode en 4 étapes pour être rapide et efficace et répondre à sa demande.
À quoi sert un rapport ?
Le rapport permet à son destinataire de prendre la décision d’agir.
La rédaction d’un rapport répond dans la plupart des cas à une demande du manager qui a besoin de s’informer sur une question pour prendre une décision.
Toutefois, une assistante peut très bien rédiger un rapport de sa propre initiative. C’est une façon très professionnelle de présenter une proposition (réorganisation ou achat d’un matériel, par exemple) à son manager.
Il y a différents types de rapports, le plan peut varier en fonction du type de rapport. Toutefois la méthode que je vous propose s’applique dans tous les cas.
Étape 1 – Bien faire préciser la demande
C’est cette première étape qui va guider tout votre travail et circonscrire utilement le champ de votre travail.
• Le destinataire du rapport
o Qu’attend-il précisément de vous ?
o Quels sont ses enjeux ?
o À quoi le rapport va-t-il lui servir ?
o Que connait-t-il déjà du sujet ? (pour éviter de le submerger d’informations dont il a déjà connaissance).
o A-t-il connaissance d’études déjà existantes sur le sujet ?
• La situation
o Quel est le contexte ?
o Quelles sont les raisons du rapport : incident, cours normal des choses ?
Étape 2 – Rassembler et traiter l’information nécessaire
Les sources d’informations sont nombreuses, tant en interne qu’en externe. Il peut s’agir d’entretiens, de documentations, de notes de lecture, de comptes rendus, etc. Il importe à cette étape d’être exhaustif sans non plus se laisser submerger par les informations.
Sélectionner les informations les plus pertinentes au regard de la demande.
Étape 3 – Faire son plan
Le rapport est habituellement organisé selon le plan classique : introduction, développement, conclusion.
Le plan proposé ci-dessous est tout à fait classique. En fonction du type de rapport, le développement pourra être différent, mais l’introduction et la conclusion conserveront le même rôle.
• L’introduction renseigne le destinataire sur l’objet du rapport, sur la cause qui l’a motivé, sur son importance, son intérêt. Elle doit être précise, brève et complète, dire en quelques lignes de quoi il s’agit. On peut être tenté de faire l’impasse sur l’introduction, car elle rappelle des choses qui semblent évidentes. Elle présente pourtant deux avantages. En premier lieu, elle permet de reformuler la demande et donc de s’assurer de la bonne compréhension réciproque. En deuxième lieu, il sera bien utile de se remémorer le contexte si on doit relire le rapport plusieurs mois après.
• Le développementcomprend classiquement trois parties
o L’analyse de l’existant : un constat objectif et factuel de la situation.
o La critique de l’existant : les points positifs, les points négatifs. C’est une analyse et une interprétation des faits à la différence de la partie précédente qui se doit d’être très descriptive et factuelle.
o Des propositions de recommandations avec leurs avantages, inconvénients et moyens nécessaires. Les propositions doivent être argumentées.
• La Conclusion n’est pas un résumé du développement. C’est la réponse à la question posée. Elle reprend les recommandations et met en avant la solution préconisée par l’auteur. Elle ne doit pas apporter d’élément nouveau par rapport au développement.
Étape 4 – Rédiger le rapport
Les règles générales de rédaction des documents s’appliquent aussi aux rapports : phrases courtes, paragraphes bien structurés, vocabulaire compréhensible.
Pour que le rapport soit facile à lire, il est important de soigner la forme :
• Faites court, clair et précis,
• Si certains points demandent une explication complémentaire, n’hésitez pas à les renvoyer en annexe. Cela rendra la lecture de votre rapport plus fluide.
• Si le document dépasse 2 ou 3 pages, n’hésitez pas à l’accompagner d’un sommaire,
• Si c’est pertinent, accompagnez votre texte de tableaux, de graphiques,
• Donnez des titres parlants aux différentes parties.
À retenir
1. Pour être efficace, il est important de soigner la première étape et donc de bien comprendre la demande. C’est fondamental pour bien y répondre et éviter le « hors sujet ».
2. Par opposition au compte rendu, l’auteur du rapport prend position et donne son avis.
3. Le rapport est avant tout un document opérationnel. Votre manager doit y trouver rapidement la réponse à la question qu’il se pose. La forme (structure, rédaction et mise en page) a donc toute son importance.
4. Veillez à bien argumenter vos préconisations et vos conclusions.
Le rapport est un écrit synthétique faisant le point sur un sujet déterminé. C'est un document interne destiné au supérieur hiérarchique qui a pour but d'analyser une situation et d'y apporter des solutions.
Étapes de réalisation
1.
Le rapport peut être rédigé à la demande d'un supérieur hiérarchique. Il doit fournir le point sur un sujet déterminé. Le rapport est alors destiné à l'aider à prendre une décision, en lui donnant connaissance de tous les éléments d'information du sujet abordé.
2.
Le rapport peut être rédigé à l'initiative de l'employé, qui souhaite attirer l'attention de son supérieur hiérarchique sur un point précis, un problème rencontré, des idées nouvelles.
3.
Caractéristiques de rédaction : Les pronoms personnels "je" et "nous" sont employés car l'émetteur parle en son nom. Le ton est soutenu, respectueux car le rapport s'adresse à un supérieur hiérarchique.
4.
Caractéristiques de présentation : Sa présentation est libre, néanmoins certains éléments doivent figurer : l'émetteur (nom et fonction), le ou les destinataires, la date, le titre, l'indication des éventuelles pièces jointes, le titre de civilité, la formule de politesse, l'indication du signataire (émetteur).
5.
Contenu : La plupart des rapports respectent le plan classique suivant.
6.
- L'introduction : Elle rappelle précisément la demande (ce qui a motivé le rapport) et annonce le plan.
7.
- L'exposé : Il dresse un constat objectif de la situation. La structure est apparente : I. A. a) ... Des tableaux, graphiques, schémas insérés ou joints en annexe au rapport peuvent compléter ou résumer sous forme synthétique des informations présentes dans le rapport.
8.
- La conclusion : Elle propose des solutions à mettre en œuvre. L'emploi du conditionnel est à privilégier car c'est le supérieur hiérarchique qui prendra la décision finale.
Votre manager vous a demandé de lui rédiger un rapport.
Vous ne savez pas trop comment vous y prendre. Je vous propose une méthode en 4 étapes pour être rapide et efficace et répondre à sa demande.
À quoi sert un rapport ?
Le rapport permet à son destinataire de prendre la décision d’agir.
La rédaction d’un rapport répond dans la plupart des cas à une demande du manager qui a besoin de s’informer sur une question pour prendre une décision.
Toutefois, une assistante peut très bien rédiger un rapport de sa propre initiative. C’est une façon très professionnelle de présenter une proposition (réorganisation ou achat d’un matériel, par exemple) à son manager.
Il y a différents types de rapports, le plan peut varier en fonction du type de rapport. Toutefois la méthode que je vous propose s’applique dans tous les cas.
Étape 1 – Bien faire préciser la demande
C’est cette première étape qui va guider tout votre travail et circonscrire utilement le champ de votre travail.
• Le destinataire du rapport
o Qu’attend-il précisément de vous ?
o Quels sont ses enjeux ?
o À quoi le rapport va-t-il lui servir ?
o Que connait-t-il déjà du sujet ? (pour éviter de le submerger d’informations dont il a déjà connaissance).
o A-t-il connaissance d’études déjà existantes sur le sujet ?
• La situation
o Quel est le contexte ?
o Quelles sont les raisons du rapport : incident, cours normal des choses ?
Étape 2 – Rassembler et traiter l’information nécessaire
Les sources d’informations sont nombreuses, tant en interne qu’en externe. Il peut s’agir d’entretiens, de documentations, de notes de lecture, de comptes rendus, etc. Il importe à cette étape d’être exhaustif sans non plus se laisser submerger par les informations.
Sélectionner les informations les plus pertinentes au regard de la demande.
Étape 3 – Faire son plan
Le rapport est habituellement organisé selon le plan classique : introduction, développement, conclusion.
Le plan proposé ci-dessous est tout à fait classique. En fonction du type de rapport, le développement pourra être différent, mais l’introduction et la conclusion conserveront le même rôle.
• L’introduction renseigne le destinataire sur l’objet du rapport, sur la cause qui l’a motivé, sur son importance, son intérêt. Elle doit être précise, brève et complète, dire en quelques lignes de quoi il s’agit. On peut être tenté de faire l’impasse sur l’introduction, car elle rappelle des choses qui semblent évidentes. Elle présente pourtant deux avantages. En premier lieu, elle permet de reformuler la demande et donc de s’assurer de la bonne compréhension réciproque. En deuxième lieu, il sera bien utile de se remémorer le contexte si on doit relire le rapport plusieurs mois après.
• Le développementcomprend classiquement trois parties
o L’analyse de l’existant : un constat objectif et factuel de la situation.
o La critique de l’existant : les points positifs, les points négatifs. C’est une analyse et une interprétation des faits à la différence de la partie précédente qui se doit d’être très descriptive et factuelle.
o Des propositions de recommandations avec leurs avantages, inconvénients et moyens nécessaires. Les propositions doivent être argumentées.
• La Conclusion n’est pas un résumé du développement. C’est la réponse à la question posée. Elle reprend les recommandations et met en avant la solution préconisée par l’auteur. Elle ne doit pas apporter d’élément nouveau par rapport au développement.
Étape 4 – Rédiger le rapport
Les règles générales de rédaction des documents s’appliquent aussi aux rapports : phrases courtes, paragraphes bien structurés, vocabulaire compréhensible.
Pour que le rapport soit facile à lire, il est important de soigner la forme :
• Faites court, clair et précis,
• Si certains points demandent une explication complémentaire, n’hésitez pas à les renvoyer en annexe. Cela rendra la lecture de votre rapport plus fluide.
• Si le document dépasse 2 ou 3 pages, n’hésitez pas à l’accompagner d’un sommaire,
• Si c’est pertinent, accompagnez votre texte de tableaux, de graphiques,
• Donnez des titres parlants aux différentes parties.
À retenir
1. Pour être efficace, il est important de soigner la première étape et donc de bien comprendre la demande. C’est fondamental pour bien y répondre et éviter le « hors sujet ».
2. Par opposition au compte rendu, l’auteur du rapport prend position et donne son avis.
3. Le rapport est avant tout un document opérationnel. Votre manager doit y trouver rapidement la réponse à la question qu’il se pose. La forme (structure, rédaction et mise en page) a donc toute son importance.
4. Veillez à bien argumenter vos préconisations et vos conclusions.
Le rapport est un écrit synthétique faisant le point sur un sujet déterminé. C'est un document interne destiné au supérieur hiérarchique qui a pour but d'analyser une situation et d'y apporter des solutions.
Étapes de réalisation
1.
Le rapport peut être rédigé à la demande d'un supérieur hiérarchique. Il doit fournir le point sur un sujet déterminé. Le rapport est alors destiné à l'aider à prendre une décision, en lui donnant connaissance de tous les éléments d'information du sujet abordé.
2.
Le rapport peut être rédigé à l'initiative de l'employé, qui souhaite attirer l'attention de son supérieur hiérarchique sur un point précis, un problème rencontré, des idées nouvelles.
3.
Caractéristiques de rédaction : Les pronoms personnels "je" et "nous" sont employés car l'émetteur parle en son nom. Le ton est soutenu, respectueux car le rapport s'adresse à un supérieur hiérarchique.
4.
Caractéristiques de présentation : Sa présentation est libre, néanmoins certains éléments doivent figurer : l'émetteur (nom et fonction), le ou les destinataires, la date, le titre, l'indication des éventuelles pièces jointes, le titre de civilité, la formule de politesse, l'indication du signataire (émetteur).
5.
Contenu : La plupart des rapports respectent le plan classique suivant.
6.
- L'introduction : Elle rappelle précisément la demande (ce qui a motivé le rapport) et annonce le plan.
7.
- L'exposé : Il dresse un constat objectif de la situation. La structure est apparente : I. A. a) ... Des tableaux, graphiques, schémas insérés ou joints en annexe au rapport peuvent compléter ou résumer sous forme synthétique des informations présentes dans le rapport.
8.
- La conclusion : Elle propose des solutions à mettre en œuvre. L'emploi du conditionnel est à privilégier car c'est le supérieur hiérarchique qui prendra la décision finale.
Inscription à :
Articles
(
Atom
)